
« Une année particulièrement troublée s'est close vendredi soir pour des actifs qui ont soit senti le vent du boulet (Bourses, euro), soit qui sont parvenus à tirer leur épingle du jeu (pétrole, obligations).
Pour la Bourse, Wall Street affiche des performances dans l'ensemble bien meilleures que ses homologues européennes: le Dow est bénéficiaire sur l'année, tandis que le S&P est stable, seul le Nasdaq affichant un recul. Mais ce qui a entravé Wall Street autant que les places européennes risque d'être à nouveau au rendez-vous l'an prochain.
(...)
VALEURS A SUIVRE
RENAULT et PSA, qui ont perdu respectivement 38% et 57% l'an dernier, devraient être suivies alors que seront publiés à 9h00 les chiffres des ventes de voitures neuves en France pour l'année 2011. »
Dommage que -
Reuters.com- qui diffuse cette news ne précise pas s'il s'agit de lundi ou de mardi, le jour de la publication des chiffres.
Et comme mon post de samedi dernier, concernant le bilan de PSA, via une lettre ouverte, avait eu un petit écho parmi les posts les + lus, ci-dessous, de courts extraits du nouveau numéro du journal
-Investir-, n°1982 ( du 31 décembre 2011 au 6 janvier 2012).
Donc, en 2011, il fallait miser sur …

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Quatre types de sociétés : les gagnantes, les résistantes, les cycliques et celles qui rencontrent des difficultés en interne sur un marché en recul de 16,95 %.-
En 2011, il fallait détenir dans son portefeuille EADS, Sanofi, Essilor, Technip, Danone, Pernod Ricard et Air Liquide. Ce sont les seules valeurs duCac 40 qui ont enrichi leurs actionnaires. La palme revient de loin au groupe aéronautique, en hausse de 38 %.
Les investisseurs ont salué son carnet de commandes historique (plus de 1.500 appareils) et la perspective d’un fort redressement de sa rentabilité grâce aux progrès réalisés dans l’industrialisation du très gros, porteur A380, à une augmentation des prix de vente des avions et à un effet volume avec la montée des cadences des chaînes de production. (…)
Cinq perdent moins de 10 %Parmi les trente-trois actions qui ont terminé l’année dans le rouge, nous distinguons trois catégories de sociétés :
celles qui résistent et n’ont cédé qu’un peu de terrain. C’est le cas de L’Oréal (– 3 %) qui a elle aussi un profil proche de celui de Danone, ou de Total (– 0,4%) qui a profité d’un prix du baril élevé tout au long de l’année...
33 % ont évolué à peu près comme l’indiceDans une deuxième catégorie, nous regroupons
les valeurs qui ont chuté plus ou moins comme l’indice(– 16,95 %). Elles vont de LVMH(–11%) à Capgemini (– 31 %). Le point commun pour toutes ces sociétés réside dans
leur sensibilité au ralentissement économique mondial depuis septembre. Ou bien, elles sont
affectées par de nouvelles contraintes réglementaires ou fiscales (…)
38 % ont vu leur capitalisation fondre de plus d’un tiersTroisième et dernière catégorie, les quinze sociétés qui ont perdu plus d’un tiers de leur valeur durant l’année écoulée. Ces groupes ont la particularité, en plus de subir des facteurs exogènes, de rencontrer des difficultés en interne, remettant en cause leur modèle économique. Veolia Environnement en est le triste symbole. Le titre s’est effondré de plus de 61 % en 2011 ( reprise moins forte que prévu de l’activité de gestion des déchets et par une érosion contractuelle des marges dans l’eau, une dette trop lourde... )
Carrefour (– 35 %) (…) ne parvient pas à augmenter ses prix sur les produits non alimentaires afin de pouvoir baisser ceux de l’alimentation et gagner en compétitivité.
Les banques (Société Générale, Crédit Agricole SA, BNP Paribas) ont souffert d’un manque de liquidité pour absorber la crise des dettes souveraines (…).
(…)
Entre les parcours diamétralement opposés d’EADS et de Veolia Environnement, la Bourse a montré en 2011 qu’elle continuait à faire le tri entre bonnes et mauvaises affaires, même dans les temps chahutés.Auteur : François Monnier
Pour rappel / PSA proche de ses plus bas historiques en 2011. Le Président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a reconnu mi-décembre que PSA devait faire face à de grandes difficultés sur le marché automobile européen en citant notamment le marché espagnol qui a perdu la moitié de ses volumes depuis 2007, le marché italien 30% ou le marché britannique 20%.
Philippe Varin prévoit un marché automobile français en baisse l'an prochain. Source : -
Boursier.com- 30/12/2011